Emotion, humour et musique pour Kitty

Le 26 janvier dernier, le Ukulele Orchestra of Great Britain a rendu un hommage vibrant à Kitty Lux.

Le concert avait lieu au Barbican Center à Londres dans une salle pleine à craquer, de nombreux amis du groupe ou fans ayant fait le déplacement pour honorer celle qui nous a quittés l’an dernier.

C’est avec Flat Flat Floogie  que le concert démarre. Dans cette vidéo enregistrée en 1989, le Ukulele Orchestra chante à une réunion de la Ukulele Society of Great Britain. On y voit Kitty et George chantant, accompagnés de Jo Brindley, Andy Astle et Marshall Stapleton. La vidéo se termine et sous les applaudissements nourris, George Hinchliffe arrive seul sur la scène du Barbican.

Il prend quelques minutes pour rappeler que ce concert est dédié à Kitty, pour célébrer sa vie et sa musique. « Kitty a changé ma vie plus que n’importe qui » dit-il. C’est « grâce à elle que le groupe a continué ». Puis arrive la première surprise : George annonce le « first line-up » du groupe : et voilà que montent sur scène Marshall Stapleton, Andy Astle, Dave Bowie, Jo Brindley, Paul Griffiths et Bob Loveday. Le UOGB version 1985 est là, pour Kitty. Et c’est parti pour deux titres. Pour le troisième, le groupe est rejoint par Heather Tyrrell, alias Tricity Vogue, qui chante Pretty Girls, un titre écrit par Kitty (que l’on peut retrouver sur l’album ever such Pretty Girls).

photo Alli Burke

Le line up original laisse ensuite place à l’actuel line up du groupe : Dave Suich, Peter Brooke-Turner, Ben Rouse, Hester Goodman, Richie Williams, Leisa Rea, Will Grove-White et Jonty Bankes. Le groupe démarre sur les chapeaux de roue avec Running Wild, la chanson chantée par Marylin Monroe dans Certains l’aiment chaud. Et ça envoie du bois ! On sent que le groupe est plein d’énergie ce soir.

La soirée continue avec des tubes comme Psycho Killer, Leaning On A Lampost, Slave to the Rythm, Case of You, Das model ou encore I believe I can fly, Highway to hell, Song 2. Le public a aussi eu droit à quelques nouveautés avec notamment un peu de musique classique avec Prokofiev, ou encore une chanson de Henri Mancini chantée par Hester en italien (bravo Hester).

photo Alli Burke

Durant tout le concert, Kitty était évidemment présente dans tous les esprits. Et pas uniquement. Pour le premier rappel, c’est Kitty que la salle a entendu chanter pendant que défilaient des photos d’elle sur les deux écrans géants de chaque côté de la scène, et que son ukulélé emplissait la scène de sa présence.

photo Alli Burke

Ensuite, le groupe, augmenté du premier line up est revenu pour jouer Rebel Rebel avec la salle, plusieurs spectateurs ayant emmené leur ukulélé pour l’occasion. Le tout avant de terminer par un We can be heroes magnifiquement interprété, et plein d’émotions.

Un petit livret a été édité pour le concert, racontant la vie de Kitty : de ses débuts sur la scène artistique de Leeds, aux tournées du groupe, en passant par le premier concert du Ukulele Orchestra qu’elle a cofondé avec George en 1985, par son amour de l’écriture d’auteurs tels que Joni Mitchell, Elvis Costello, ou encore Burt Bacharach. On y apprend aussi que Kitty avait des problèmes de santé et qu’elle devait emmener, à chaque fois qu’elle partait en tournée, un appareil de dialyse mobile. Mais aussi qu’elle avait insisté pour chanter Jerusalem, l’hymne des Suffragettes, au Royal Albert Hall pour le BBC Proms, juste quelques jours après une transplantation d’un rein.

Kitty avait aussi un sympathie particulière pour les personnes ayant eu des difficultés : elle achetait régulièrement The Big Issue. Et quand un jour son kiosquier n’a plus été là, elle s’est inquiétée. Ayant eu des soucis de santé, il était de retour après quelques semaines. Kitty a calculé le montant de ce qu’elle aurait payé s’il n’avait pas été absent. Et elle lui acheta le magazine, cette semaine-là, pour 300 £.

Ce concert pour Kitty était à la fois drôle, émouvant et fort, on a ri et on a aussi pleuré. Mais il y avait une belle énergie et plein d’amour dans la salle du Barbican pendant toute la soirée. Pour un hommage fantastique. Au revoir Kitty.

photo Alli Burke

 

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